La Salafiyyah est l'Islam authentique - une voie unique et non multiple

La Salafiyyah est l'Islam authentique - une voie unique et non multiple

Écrit par : Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

" Personne n’a le droit aujourd’hui d’accuser la Salafiyyah des péchés commis par certains Salafis, car ces péchés sont interdits par la révélation et les Salafs ont été les premiers à les condamner. Tout comme on ne peut accuser l’Islam des péchés commis par certains musulmans aujourd’hui, car ce qu’ils font contredit la révélation et la voie des Salafs. Il est clair que les ennemis de l’Islam ne cherchent par cette ruse qu’à faire fuir les gens de l’Islam authentique en leur faisant croire qu’il y a un lien entre l’Islam Salafi et le terrorisme..."


Télécharger le Pdf


Comme nous l’avons clarifié dans le point précédent, il n’existe pas plusieurs Islams, mais un seul et unique vrai Islam. Car l’Islam est le droit chemin parmi les voies d’égarement que sont les fausses religions (judaïsme, christianisme, hindouisme, bouddhisme…). Tandis qu’à l’intérieur de l’Islam, la Salafiyyah représente le droit chemin parmi les sectes et les groupes d’égarement qui ont dévié de l’Islam authentique que suivaient les premiers musulmans. La Salafiyyah est donc une voie unique et indivisible qui n’est rien d’autre que l’Islam authentique. Comme l’indique le Sheikh ‘Abdullah Al-Boukhari, aucun savant n’a jamais divisé la Salafiyyah en différents groupes ou en différents courants. Être un Salafi signifie de suivre le Qor’an et la Sounnah selon la compréhension et la méthodologie des Salafs As-Salih (les pieux prédécesseurs).

Les pieux prédécesseurs sont en fait les Sahabahs (compagnons du prophète), les élèves des Sahabahs (Tabi’ines) et les élèves des Tabi’ines (Tabi’out-Taabi’ines) et tous ceux qui suivent leur croyance et leur méthodologie, jusqu’au jour de la résurrection. Néanmoins être Salafi ne veut pas dire avoir le même degré de foi et de piété que les Salafs ou de vivre comme ils vivaient à leur époque, mais c’est plutôt s’attacher à leur méthodologie dans la compréhension des textes du Qor’an et de la Sounnah et primordialement dans la croyance (Al-Aqidah).

Certains chercheurs et journalistes parmi les gens de Bid’ah ainsi que parmi les Kouffars, prétendent que la Salafiyyah se divise en différents groupes. Certains divisent même ces soi-disant groupes en sous-groupes. M. A. Adraoui, un des chercheurs prétendu spécialiste du « Salafisme » écrit dans l’introduction de son livre : (Cette vision du salafisme distinguant le courant « jihadiste », quiétiste et participationniste découle de la typologie de Quintan Wiktorowicz. Lire Quintan Wiktorowicz, « Anatomy of the Salafi Movement », Studies in Conflict et Terrorism, vol. 29, n° 3, April-May 2006, p. 207-239. Ce dernier différencie les salafis « jihadistes », « puristes » et « politiques ».

Les premiers sont adeptes de l’action violente organisée, les seconds, ceux vers qui se concentre notre travail, sont théoriquement quiétistes et les troisièmes sont participationnistes en ce qu’ils intègrent pour défendre leur conception de la société le jeu politique et s’engagent dans les élections et le débat public.) [1] (p.17)

Un autre parmi ceux qui falsifient la signification de la Salafiyyah, B. Rougier, dit à propos du Salafisme, que c’est : (… un champ d’expression éclaté en de nombreuses tendances, si bien que le mot, à lui seul, possède une portée analytique limitée pour comprendre les orientations politiques de ceux qui s’en réclament. On peut esquisser une typologie en distinguant trois formes – littéraliste, réformiste et jihadiste – de salafisme depuis le début des années 1990.) (p.15) [2]

Ce dernier a emprunté cette division à G. Kepel, qui divise la Salafiyyah en deux attitudes : jihadiste et piétiste. Kepel dit à ce sujet: (Ces deux attitudes participent d’un même courant.) [3] (p.295) Il prétend ensuite que le passage de l’une à l’autre de ses tendances est facile : (la porosité entre les deux branches, quiétistes et violentes, du salafisme, entre lesquelles les passages sont aisées. L’endoctrinement intense subi par les ouailles qui annihile leurs capacités de réflexion personnelle, en fait une proie assez facile pour un prêcheur jihadiste roué capable d’exploiter le caractère labile de ce milieu où foisonnent les personnalités fragiles du quart-monde, passées fréquemment par la délinquance ou la toxicomanie.) (p.302) [4]

Cette citation n’est pas seulement remplie de stéréotypes et de préjugés méprisants et dénigrants envers les jeunes Salafis qui pratiquent l’Islam, mais elle démontre surtout une grande ignorance de la réalité des fondements de la Salafiyyah. Car si cette prétendue porosité existe vraiment, ce n’est pas entre ces deux soi-disant branches de la Salafiyyah, mais plutôt, c’est dans le cœur de certains faibles d’esprit qui sont en proie aux mensonges et aux faux arguments des Jihadistes et qui n’ont pas suffisamment de savoir religieux pour être en mesure de les réfuter...

Lire la suite...


(1) Adraoui, M. A. (2013). Du golfe aux banlieue. Le Salafisme mondialisé. Presses Universitaires de France.
(2) Rougier, B. (2015). Qu'est-ce que le salafisme?. Presses Universitaires de France.
(3) Kepel, Gilles. Fitna: guerre au coeur de l'Islam. Gallimard, 2007.
(4) Kepel, Gilles. Fitna: guerre au coeur de l'Islam. Gallimard, 2007.

La Salafiyyah est l'Islam authentique - une voie unique et non multiple
Par : Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti
Mercredi le 01 Avril 2018, Montréal, Québec, Canada.

ImprimerE-mail

Infos - contact

Signaler une erreur ?
Vous devez vous inscrire sur le site.
Nous contacter
Vous devez vous inscrire sur le site.
Newsletter
Actualités du site.
Twitter
Nous suivre sur Twitter.